Entre enthousiasme et perplexité, Jonathan Chicheportiche constate que les B.O. de certains films de ces dernières années ressemblent plus à des travaux de sound design qu’à des compositions musicales classiques. Un phénomène qui ne se limite pas au cinéma d’auteur et qui lui permet d’appréhender l’écoute et le visionnage de manière inédite.
Focus aujourd’hui sur Austin Paoli aka notinbed, jeune producteur qui ne choisit pas entre ses placements pour des rappeurs et ses propres créations électroniques, inspirées entre autres de l’esthétique EDM post-subprimes de la fin des années 00. David Bola voit dans sa musique hyperémotionelle et euphorisante une façon de faire passer de la lumière dans un climat d’angoisse de l’effondrement.
Un nouveau contributeur du nom de Léo Barron nous emmène au royaume des esprits que fait apparaître le duo nippon Suishou No Fune, connu entre autres pour ses collaborations avec Keiji Haino ou d’anciens membres des Rallizes Dénudés.
Le vibraphoniste du Modern Jazz Quartet a signé un album avec orchestre à cordes en 1976, puis contribué à certains sommets de la musique de film française aux côtés de Philippe Sarde et d’une dream team de jazzmen comptant notamment Herbie Hancock, Tony Williams et Ron Carter, sur une curieuse anthologie consacrée aux B.O. de deux longs métrages de la réalisatrice Sylvie Verheyde
C’était déjà en octobre dernier mais Nono La Grinta a fait très fort en sortant son tube « LOVE YOU » en plusieurs versions, différentes non pas par leurs instrus ou leurs textes mais par leur interprétation – studio, live, pseudo-live, à vous de choisir celle que vous préférez. Lucas Blin nous propose d’y voir aussi plusieurs versions de la propre aura du chanteur-rappeur du 19e arrondissement de Paris.
Retour du swag, dépression, flux de conscience, Clermont-Ferrand : David Bola nous emmène chez Domingo Cruz, un artiste qui ne choisit pas et qui débite.
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