« Pas besoin de parler », on va simplement remercier Christophe de nous avoir ménagé « juste un petit endroit pour rêver ». En apprenant dans la nuit son départ, c’est à cette séquence du documentaire Autour de Vega (Hugues Peyret, 1998) que l’on a repensé immédiatement. Tout ce qui nous a touché, nous touche et nous touchera encore chez lui y semble concentré. « My music is… euh… it’s different because it’s a… Comment on dit variété française ? C’est… C’est… Moi, j’appelle variét… C’est de la musique, quoi. »
Pas besoin de parler
De quoi Allô Badu est-il le nom ?
Dans chacun de ses disques ou presque, Erykah Badu parle à un moment ou un autre du téléphone. Arnaud Sagnard, nouvel auteur pour Musique Journal, mais journaliste chevronné pour L’Obs, nous raconte cette obsession des télécoms chez la « diva nu-soul » – et en profite pour nous proposer un titre à double calembour dont il a de quoi être fier.
Quelque part entre Fifty et du compost, 20 cents ne déboule pas pour les pièces rouges
Ce matin, plongeons sans vergogne, guidés par l’éboueur de luxe Nils Maisonneuve, dans la fantastique décharge d’un groupe cracra-bricolo (20 cents) dont le premier album (nom de code : On a sorti les poubs !!!) source sa poésie dans les détritus, posant par la même occasion la question de la « finitude » de l’œuvre musicale.
Combien vous pariez que 2023 sera l’année du retour de l’illbient ?
Un titre taquin pour un disque qui l’est beaucoup moins, signé de la turntablist Marina Rosenfeld, réalisé en partie avec la Jamaïcaine Warrior Queen, et qui évoque de fait les fantômes de la musique déjà bien hantée qu’est l’illbient, cet hybride de dub, d’indus et de rap né à New York dans les années 1990.